La Fédération, concrètementLa Fédération anarchiste (FA) -présente en France, en Belgique et au Maroc- est un regroupement de militants politiques organisés sur le principe du libre fédéralisme (c'est à dire la libre association) qui garantit aux groupes et aux individus qui la composent la plus grande autonomie afin de permettre le pluralisme des idées et des actions, dans le cadre d'un pacte associatif que nous appelons nos Principes de base (disponibles sur demande). C'est notre outil de lutte, qui doit être fonctionnel et rationnel car nous rejetons en effet tout fétichisme d'organisation. Pas de hiérarchie donc, pas de chefs chez nous ! C'est à tou(te)s les militant(e)s qu'il appartient de faire progresser leur organisation. Nous ne reconnaissons pas la division dirigeant/exécutant, la participation effective des militant(e)s aux structures collectives de l'organisation est un principe d'éthique et de solidarité. Ces structures fédérales sont : Le Monde libertaire hebdomadaire, Radio libertaire (seulement en région parisienne pour le moment), et la librairie Publico (à Paris également). En dehors de ces œuvres fédérales les groupes ont aussi des locaux, souvent des librairies, éditent des revues, menant ainsi leurs propres activités au niveau local. Le fonctionnement de la FédérationLe congrès se tient chaque année, c'est lui qui décide des campagnes à mener, des prises de positions publiques et des axes d'action pour l'année à venir. C'est lui qui nomme tous les secrétaires et autres responsables fédéraux. Le mode de décision en vigueur est celui de l'unanimité, ce qui implique des débats menés jusqu'à leur terme pour déboucher sur un consensus. Un comité de coordination, le Comité de relations, réunit chaque mois tous les responsables mandatés par le congrès dans le but de faire connaître les informations, les suggestions, les propositions pouvant émaner d'un groupe ou d'un individu, sans autre droit, pour ceux et celles qui le composent, que celui de n'importe quel autre militant de présenter propositions, suggestions, informations. Au moins trois fois dans l'année qui s'écoule entre deux congrès, la réunion est formellement élargie aux délégués des groupes, elle devient alors un Comité de relations élargi, ceci dans le but d'échanger des points de vue, d'entamer des débats, de coordonner des activités qui concernent l'ensemble de l'organisation. C'est aussi une occasion pour s'assurer du bon respect des mandats donnés par le congrès aux responsables fédéraux. Un certain nombre de secrétariats ont pour rôle d'assurer le bon fonctionnement de la fédération et de ses œuvres. Les secrétaires n'ont pas de pouvoir politique : ils ou elles sont mandaté(e)s pour l'exécution de mandats précis et en sont responsables individuellement devant le congrès, instance souveraine de la fédération. Un secrétaire général est chargé d'assurer la tenue régulière du comité de coordination (Comité de relations) entre les secrétaires aux Relations intérieures, aux Relations extérieures, aux Relations internationales, à la Trésorerie fédérale ainsi que ceux qui ont la charge de la radio, des archives et éditions de la FA ; les administrateurs et les membres du Comité de rédaction du Monde libertaire en sont aussi partie prenante. Le Monde libertaire et la librairie fédérale sont gérés par des administrateurs également nommés par le congrès, un comité de rédaction est chargé de l'élaboration du journal, il est lui aussi composé de membres mandatés par le congrès. Un bulletin intérieur sert de lien " horizontal " et d'outil de débat interne. La FA n'a aucune prétention à être une avant garde éclairée, cette vision de la politique étant contraire à nos principes. Notre organisation ne prétend pas se mettre à la tête des luttes sociales, ses militants se battent pour l'autodétermination, l'auto-organisation des luttes par ceux qui les mènent, ils luttent aussi contre toutes les formes de récupération politiciennes. La FA est un ensemble de militants se regroupant pour développer des activités spécifiquement anarchistes, de la manière la plus efficace et la plus constructive possible. La participation aux luttes sociales est nécessaire car sans elles il n'y aura pas d'émancipation possible. |