L'Unique et sa mortalité

Attente de preuves, anesthésie après trop de fausses annonces, résignation face à l'inéluctable… Le silence ou presque : hormis dans la presse, l'annonce de la naissance, le 26 décembre, du premier clone, créé par la secte des raéliens, n'a provoqué que le bruissement d'un fait divers marquant. Et le faire-part d'autres naissances dues à la secte, les 4 et 5 janvier, n'y a rien fait. Pourtant, depuis que des scientifiques tordus ont l'envie et les moyens du clonage, la duplication humaine se fait plus pressante.

S'il ne s'agit pas d'un coup de pub prolongé, si l'existence des clones est prouvée par des scientifiques indépendants de la secte, ou si c'est l'andrologue américain Zavos ou le gynécologue italien Antinori (qui a annoncé la naissance d'un clone pour ce mois-ci) ou quelque écervelé, qui réussiront, plus tard, le clonage humain, l'éthique court de graves dangers.

Malgré la période de Noël et le pseudo d'« Ève », donné par la présidente de la société Clonaid, Brigitte Boisselier, au supposé premier clone, qui jouent sur les apparences judéo-chrétiennes de première femme, le nouveau cycle humain que ces inconscients veulent nous imposer n'a pas débuté. Du moins, nous devons le devancer. Maintenant.

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